Après presque une année sans changement, les nouvelles valeurs montrent des augmentations allant jusqu'à 33%, affectant particulièrement les actes administratifs les plus demandés, tels que les demandes initiales de permis de séjour et leurs renouvellements.

Cette augmentation, basée sur la mise à jour du décret n° 307/2023, suscite la controverse parmi les communautés d'immigrés et a même donné lieu à la collecte de témoignages en vue d'une plainte contre l'État portugais auprès de la Cour européenne des droits de l'homme pour non-respect présumé de la gestion des processus migratoires.

Malgré ces augmentations, le Portugal continue d'avoir des coûts administratifs considérés comme modérés par rapport à la moyenne de l'Union européenne.

Actuellement, un premier permis de séjour au Portugal coûte entre 150 et 170 euros, tandis que la demande de citoyenneté coûte 170 euros.

Cette valeur place le Portugal à un niveau d'accessibilité intermédiaire, dépassant le coût de base en Espagne, qui est fixé à 100 euros (bien qu'il faille payer des examens séparément), mais restant nettement inférieur à celui d'autres puissances européennes.

En Allemagne, par exemple, le processus de naturalisation nécessite un investissement d'environ 255 euros, une valeur très similaire à celle pratiquée en Italie, où la citoyenneté coûte environ 250 euros, auxquels s'ajoutent des frais administratifs élevés.

Le scénario des coûts atteint des sommets aux Pays-Bas, qui se distinguent comme la destination la plus chère d'Europe pour ceux qui cherchent à obtenir la citoyenneté. Alors qu'au Portugal, le processus reste à 170 euros, sur le marché néerlandais, les immigrants doivent dépenser environ 970 euros pour obtenir la nationalité, en plus des frais de 350 euros pour les permis de travail hautement qualifiés.

Cette analyse comparative montre que, bien que l'augmentation de 33 % du coût de la vie pèse sur le budget des immigrants au Portugal, le pays reste loin des niveaux restrictifs pratiqués en Europe centrale et septentrionale, se positionnant comme la quatrième destination la plus abordable parmi les principaux marchés analysés.