Ces mesures, adoptées le 28 octobre, visent à empêcher que les animaux de compagnie ne soient détenus dans des conditions qui restreignent leurs mouvements ou compromettent leur santé, leur sécurité et leur bien-être.

Deux propositions de loi émanant du parti Peuple-Animaux-Nature (PAN) ont été adoptées lors d’un vote parlementaire final. Elles portent sur l’attache permanente, l’hébergement sur les balcons et dans des espaces similaires, ainsi que sur les équipements utilisés pour immobiliser ou dresser les animaux.

La législation n’est pas encore entrée en vigueur. Elle doit encore franchir les dernières étapes de la procédure législative, notamment la promulgation présidentielle et la publication au *Diário da República*.

Une fois publiée, le gouvernement disposera de 90 jours pour adopter les règlements nécessaires à la mise en œuvre des nouvelles dispositions.

Quels changements pour les propriétaires d’animaux de compagnie ?

L’un des principaux changements concerne les animaux maintenus en permanence attachés à des chaînes, des cordes ou d’autres dispositifs de contention fixes.

La législation approuvée vise à mettre fin à l’attache permanente et à empêcher que les balcons ou les espaces extérieurs similaires ne soient utilisés comme lieux d’hébergement inadaptés à long terme.

Les dispositions mettent l’accent sur la nécessité de garantir aux animaux une surveillance et des soins adaptés à leurs besoins physiques et comportementaux.

En vertu du texte adopté, les propriétaires ne doivent pas laisser leurs animaux de compagnie sans surveillance adéquate pendant des périodes susceptibles de mettre en danger leur santé, leur sécurité ou leur bien-être.

Cela signifie que le simple fait de fournir de la nourriture et de l’eau peut ne pas être suffisant si un animal est incapable de se déplacer librement, de faire de l’exercice ou d’adopter un comportement normal.

Ces restrictions s’appliquent tout particulièrement aux chiens détenus dans des jardins, des cours, des balcons et d’autres espaces extérieurs confinés.

Toutefois, cette législation n’implique pas qu’il sera interdit à un chien de passer du temps sur un balcon.

La distinction porte sur l’utilisation temporaire d’un espace extérieur et le fait d’y garder un animal pendant de longues périodes dans des conditions qui compromettent son bien-être.

Les dispositions définitives ne fixent pas de nombre d’heures universel pendant lequel un animal peut rester sur un balcon avant qu’une infraction ne soit constatée. Des directives réglementaires supplémentaires devraient préciser les modalités d’application de ces règles.

Modifications concernant le dressage des animaux

Le Parlement a également approuvé des amendements concernant le matériel utilisé pour retenir et dresser les animaux de compagnie.

La législation stipule que ces équipements ne doivent pas causer de blessures, de douleur ou de détresse inutiles.

Les propositions prévoyaient initialement des restrictions explicites concernant certains colliers de dressage, notamment les dispositifs conçus pour délivrer des chocs électriques ou exercer une pression sur le cou d’un animal.

Toutefois, l’analyse juridique du texte parlementaire final indique que l’interdiction explicite de la vente et de l’utilisation de colliers particuliers a été supprimée au cours du processus législatif.

Les dispositions approuvées renforcent en revanche l’exigence générale selon laquelle les méthodes de dressage et de contention ne doivent pas causer de souffrances inutiles.

L’application précise de ces exigences dépendra de la législation finale publiée et des règlements ultérieurs.

Qu’en est-il des animaux vivant en appartement ?

Ces modifications n’introduisent pas d’interdiction générale de détenir des animaux de compagnie dans les appartements ou les immeubles résidentiels.

La réglementation portugaise en vigueur autorise généralement jusqu’à trois chiens adultes ou quatre chats adultes par logement urbain, dans la limite de quatre animaux au total.

Une autorisation municipale peut permettre de détenir jusqu’à six animaux lorsque les conditions requises en matière de santé animale et de santé publique sont respectées.

Les propriétaires doivent également se conformer aux exigences applicables en matière d’hygiène, de sécurité et de bien-être animal.

Pour les personnes vivant dans des immeubles collectifs, les restrictions proposées concernant l'hébergement permanent des animaux sur les balcons seront particulièrement pertinentes, que l'animal cause ou non du bruit ou d'autres nuisances.

Comment signaler un cas présumé de maltraitance

La négligence et la maltraitance des animaux peuvent déjà être signalées en vertu de la législation portugaise en vigueur, avant même que les mesures récemment approuvées n’entrent en vigueur.

Les citoyens qui constatent que des animaux sont détenus dans des conditions potentiellement dangereuses peuvent contacter le Service de protection de la nature et de l’environnement (SEPNA) de la GNR.

Sa ligne téléphonique « SOS Ambiente e Território », au 808 200 520, est accessible 24 heures sur 24.

Les signalements peuvent également être adressés à la PSP ou aux services vétérinaires municipaux compétents.

Les autorités recommandent de préciser le lieu et les détails de la maltraitance présumée, notamment depuis combien de temps l’animal est confiné, s’il a accès à de l’eau et à un abri, ainsi que tout signe visible de blessure ou de détresse.

Cette nouvelle législation fait suite aux débats parlementaires visant à améliorer les normes de bien-être animal et à réduire le recours aux dispositifs de contention permanents.

Son application concrète sera plus claire une fois que la loi définitive aura été publiée et que le gouvernement aura mis en place les procédures d’application nécessaires.

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