Les nouveaux chiffres d’Eurostat montrent que le prix moyen des biens et services utilisés par les agriculteurs de l’UE a augmenté de 4,7 % au deuxième trimestre 2026 par rapport à la même période de l’année précédente.
L'énergie et les engrais sont à l'origine de certaines des hausses les plus importantes. Les coûts de l'énergie et des lubrifiants ont augmenté de 22 %, tandis que ceux des engrais et des amendements ont progressé de 13,4 %.
Le Portugal a enregistré une hausse bien plus modérée que la plupart des autres pays de l’UE. Les coûts des intrants agricoles ont augmenté de 1,2 %, ce qui représente l’une des hausses les plus faibles de l’UE, à l’instar de la Hongrie.
Ces chiffres interviennent à un moment où les prix des denrées alimentaires font déjà l’objet d’une surveillance étroite au Portugal. L’inflation a atteint 3,3 % en août, tandis que les prix des denrées alimentaires non transformées étaient supérieurs de 3,4 % à ceux de l’année précédente.
On craint désormais que la hausse des coûts supportés par les agriculteurs ne mette un certain temps à se répercuter sur les consommateurs.
Le Fonds monétaire international (FMI) a également averti que la hausse des prix de l’énergie et des engrais, liée au conflit au Moyen-Orient, pourrait continuer à peser sur l’agriculture et les prix des denrées alimentaires même après que les hausses initiales se seront atténuées.
En début d’année, le gouvernement portugais a mis en place un dispositif d’aide financière destiné aux agriculteurs touchés par la hausse des coûts de l’énergie et des engrais.
Le FMI estime que les gouvernements devraient concentrer leur aide sur les ménages et les entreprises vulnérables plutôt que de s'appuyer sur des subventions généralisées sur les prix, qui, selon lui, ne devraient être utilisées que dans des circonstances exceptionnelles et temporaires.
Alors que les coûts de production agricole augmentent, les prix perçus par les producteurs agricoles dans l’ensemble de l’UE ont en réalité baissé de 5,8 % en moyenne au cours de la même période. Les prix du lait ont connu une baisse particulièrement marquée, de 16,6 %, tandis que ceux des céréales ont reculé de 5,6 %.








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