L'offre réviséede Castlelake, portée à 5,5 milliards de livres sterling pour EasyJet, pourrait renforcer le processus de privatisation en cours de la compagnie TAP au Portugal, en consolidant la confiance des investisseurs dans le secteur aérien européen et en favorisant éventuellement une valorisation plus élevée de la compagnie portugaise.
La société d’investissement américaine a jusqu’au 3 août pour soumettre une offre définitive après avoir obtenu le soutien d’EasyJet pour poursuivre le processus de rachat, rapporte ECO News.
Lundi, l'action EasyJet a grimpé de 9,3 % pour atteindre 6,10 livres, même si elle est restée inférieure à l'offre de Castlelake, fixée à 6,90 livres par action, ce qui suggère que les investisseurs ne sont toujours pas certains que l'opération aboutira. Malgré tout, cette offre représente une prime de plus de 70 % par rapport au cours de l’action de la compagnie aérienne avant la première approche de Castlelake, ce qui souligne le vif intérêt pour le secteur.
La valorisation de TAP sous les projecteurs
Le Portugal cède une participation de 49,9 % dans TAP, dont 5 % sont réservés aux salariés.
L’analyste financier Nuno Barradas Esteves a déclaré à ECO News que l’initiative de Castlelake pourrait favoriser une révision à la hausse de la valorisation de TAP, qu’il estime comprise entre 1,7 milliard et 2 milliards d’euros. Il a mis en avant les récentes performances financières de TAP, son réseau stratégique reliant l’Europe, le Brésil et la côte Est des États-Unis, ainsi que l’amélioration des perspectives à moyen terme pour le secteur aérien.
Répercussions plus larges sur le marché
L’éventuelle acquisition d’EasyJet pourrait également redessiner le marché européen du transport aérien.
M. Barradas Esteves a indiqué que Castlelake, qui se spécialise dans la location d’avions, la location de moteurs et le financement des compagnies aériennes plutôt que dans l’exploitation de lignes aériennes, aurait probablement besoin d’un partenaire industriel. Il a suggéré qu’Air France-KLM était le candidat le plus probable, d’autant plus que le groupe aérien franco-néerlandais est également en concurrence avec Lufthansa dans la course à l’acquisition d’une participation dans TAP.
Castlelake faisait partie du consortium qui avait accepté d’acquérir SAS en 2023 avant de convenir par la suite de céder sa participation à Air France-KLM. Bien que le PDG d’Air France-KLM, Ben Smith, ait déclaré en juin qu’il n’était pas impliqué dans la démarche de Castlelake auprès d’EasyJet, il a indiqué qu’il serait ouvert à des discussions si la société d’investissement le contactait.









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