Selon le *Diário de Notícias*, le Conseil supérieur des tribunaux administratifs et fiscaux (CSTAF) a rendu des décisions concernant 22 436 affaires au cours d’une période de trois mois.

Cela représente le traitement d’environ un cinquième de l’arriéré total, qui s’élevait à 124 000 affaires lorsque le groupe spécial a commencé ses travaux en avril.

Le rythme de traitement s'est établi en moyenne à 247 décisions par jour pour l'ensemble du groupe, soit environ huit par juge. Des progrès significatifs ont été constatés entre la phase initiale et les mois suivants : après 5 691 décisions rendues en avril, le mois de mai a connu un pic de 8 705 décisions, et une forte productivité s’est maintenue en juin, avec 8 040 affaires clôturées. Outre les décisions, l’équipe a traité plus de 47 000 actes de procédure, notamment des demandes de pièces et des mesures de collecte d’informations.

Cela a mis en évidence l’ampleur d’une intervention visant à soulager le système juridictionnel administratif d’un volume de litiges sans précédent et à apporter une réponse rapide aux demandes des citoyens.

Cette vague de poursuites judiciaires résulte de l’incapacité de l’AIMA à traiter les demandes de services et concerne les demandes de regroupement familial, la délivrance de titres de séjour, ainsi que des affaires découlant de modifications législatives, telles que l’obtention du titre de séjour « CPLP » — une catégorie créée par le gouvernement précédent qui ne disposait pas de règlements administratifs pour certaines situations, contraignant ainsi les immigrés à saisir les tribunaux.

Bien que le gouvernement actuel ait par la suite modifié la législation afin de restreindre le recours aux tribunaux et de supprimer la procédure de demande interne pour ce titre de séjour, des milliers de citoyens attendent toujours une décision de justice obligeant l’agence à leur fixer un rendez-vous.

En l’absence d’une telle décision définitive, de nombreux étrangers ne disposent que d’une attestation de la procédure judiciaire, document que les autorités policières ne considèrent pas comme suffisant pour prouver la légalité de leur séjour, ce qui expose ces personnes à des ordonnances de départ volontaire du territoire.

Le groupe de travail suspend actuellement ses opérations en raison des vacances judiciaires et reprendra la deuxième phase de ses travaux en septembre, conformément au plan opérationnel initial de six mois.