On a demandé à Burnham si le Parti travailliste pourrait inclure le retour dans l'UE dans un futur programme électoral, alors qu'il se rendait à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies.

Il n’a pas répondu par l’affirmative, mais surtout, il n’a pas non plus répondu par la négative.

Le Premier ministre a plutôt déclaré que sa priorité immédiate était d’améliorer les relations entre la Grande-Bretagne et l’Europe et de préparer un sommet entre le Royaume-Uni et l’UE, qu’il espère voir se tenir d’ici la fin de l’année.

Burnham a déclaré que sa priorité était de s’appuyer sur le travail entamé par l’ancien Premier ministre Keir Starmer pour rétablir les relations avec Bruxelles et progresser vers des accords concrets susceptibles de profiter à l’économie britannique.

La mobilité des jeunes devrait figurer parmi les sujets à l’ordre du jour.

Le sommet était initialement prévu en juillet, mais il a été reporté à la suite de la démission de Starmer.

Se rapprocher de l’Europe, sans pour autant y réintégrer

Les propos de M. Burnham sont bien loin d’annoncer un quelconque projet visant à revenir sur le Brexit.

Son gouvernement a déclaré qu’il continuerait, pour l’instant, à respecter les lignes rouges existantes du Parti travailliste concernant le Brexit. Celles-ci excluent une réintégration de l’UE, du marché unique européen ou d’une union douanière, ainsi qu’un retour à la libre circulation. (Cyprus Mail)

Dans le même temps, M. Burnham n’a pas caché son souhait d’établir des relations plus étroites avec l’Europe.

Lors d’une rencontre avec le Taoiseach irlandais Micheál Martin à Manchester la semaine dernière, il a déclaré que le gouvernement souhaitait prendre de nouvelles mesures pour approfondir ses relations avec l’UE.

M. Martin a déclaré que des liens plus étroits entre le Royaume-Uni et l’UE seraient bénéfiques tant pour l’Irlande que pour l’Union européenne.

Burnham avait auparavant qualifié le Brexit de néfaste et s’était prononcé en faveur d’un retour éventuel de la Grande-Bretagne dans l’Union. Lors de sa campagne pour l’élection partielle de Makerfield plus tôt cette année, il avait toutefois déclaré ne pas vouloir relancer les débats autour du référendum de 2016.

Des pressions se sont également exercées au sein du Parti travailliste pour que soient repensées les relations de la Grande-Bretagne avec l'Europe. Le secrétaire d'État à la Défense, Wes Streeting, a déclaré plus tôt cette année qu'il estimait que l'avenir de la Grande-Bretagne était lié à l'Europe et que le pays devrait, à terme, réintégrer l'UE.

Pour l’instant, rien de tout cela ne se traduit par un changement de politique gouvernementale.

Les projets les plus immédiats de Burnham portent sur le commerce, la coopération économique et le rétablissement des relations avec Bruxelles.

Quant à savoir si cela débouchera à terme sur un débat concernant le retour effectif de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne, c’est, comme l’a dit le Premier ministre, une question qui sera abordée plus tard.