Novo Nordisk, le laboratoire pharmaceutique danois, a annoncé que l’essai de phase III « STEP Young » avait comparé des injections hebdomadaires de sémaglutide, le principe actif du Wegovy, à un placebo, et qu’aucun des enfants de ce groupe n’était sorti de la catégorie « obésité » pendant la durée de l’étude.
En plus du médicament ou du placebo, tous les participants ont bénéficié d’un accompagnement en matière de mode de vie, comprenant notamment un régime hypocalorique et une augmentation de l’activité physique.
Selon Novo Nordisk, l’étude a atteint son objectif principal en démontrant une réduction plus importante de l’indice de masse corporelle (IMC) chez les enfants recevant du sémaglutide une fois par semaine par rapport à ceux ayant reçu un placebo.
La société a indiqué que ces résultats signifiaient qu’environ deux enfants sur cinq traités par le sémaglutide avaient suffisamment réduit leur IMC pour être classés dans la catégorie « poids normal » ou « surpoids » plutôt que dans celle des « obèses ».
Résultats positifs
Comme l’a indiqué Novo Nordisk, la sécurité et la tolérance globales du sémaglutide étaient conformes à ce qui avait été observé précédemment lors d’essais cliniques menés chez des adultes et des adolescents.
« Nous sommes encouragés par les résultats positifs de l’étude STEP Young et par le potentiel du sémaglutide à aider les enfants souffrant d’obésité qui ont besoin d’un traitement médical, en complément de changements de mode de vie », a déclaré Martin Holst Lange, vice-président exécutif chargé du développement chez Novo Nordisk.
Toutefois, la Food and Drug Administration (FDA) américaine et l’Agence européenne des médicaments (EMA) n’ont pas encore approuvé les agonistes des récepteurs du GLP-1, tels que le sémaglutide, pour la prise en charge du poids chez ce groupe de patients.
Novo Nordisk a souligné les risques pour la santé associés à l’obésité infantile, notant que les enfants concernés sont exposés à des risques accrus de maladies cardiovasculaires, de dépression, de troubles alimentaires et de harcèlement.
Par ailleurs, l’entreprise a également averti que l’obésité infantile peut persister à l’âge adulte, les complications de santé associées pouvant apparaître plus tôt et devenir plus graves.
L’Organisation mondiale de la santé estime qu’environ un enfant sur quatre en Europe est en situation d’obésité, ce qui souligne l’ampleur du problème et l’intérêt croissant pour les traitements médicaux potentiels destinés à la gestion du poids chez l’enfant.








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