Les voyageurs devront toutefois attendre plusieurs années avant de pouvoir profiter des temps de trajet plus courts promis par le projet.
Lundi 12 octobre, la première phase des travaux a officiellement débuté, portant sur le tronçon de 71 kilomètres reliant Porto Campanhã à Oiã, dans la région d’Aveiro.
La ligne est conçue pour accueillir des trains circulant à une vitesse pouvant atteindre 300 km/h, et une fois achevée, elle devrait réduire la durée du trajet direct entre les deux plus grandes villes du Portugal à environ une heure et 15 minutes.
Comme le rapporte ECO, le projet impliquera d’importants travaux d’ingénierie, notamment huit kilomètres de tunnels et 19 kilomètres de ponts et de viaducs, ainsi qu’un nouveau pont sur le Douro destiné à accueillir à la fois le trafic ferroviaire et routier.
Par ailleurs, la gare de Porto Campanhã sera agrandie et réaménagée pour accueillir les trains à grande vitesse.
Une nouvelle jonction avec la ligne du Nord existante, près de Canelas, permettra également aux trains de desservir la gare actuelle d’Aveiro, qui doit elle aussi être réaménagée dans le cadre de ce projet.
Calendrier d’ouverture
Malgré le début des travaux, il faudra encore plusieurs années avant que la durée totale du trajet de 75 minutes ne devienne réalité.
Selon le calendrier publié par Infraestruturas de Portugal, le tronçon Porto Campanhã-Oiã devrait être achevé d’ici 2030, tandis que les tronçons suivants, Oiã-Soure et Soure-Carregado, devraient être achevés d’ici 2032.
Le dernier tronçon, reliant Carregado à Lisbonne Oriente, suivra plus tard ; la durée de trajet d’une heure et 15 minutes est visée pour les liaisons directes une fois que l’ensemble du parcours sera opérationnel, et non comme un avantage dont les voyageurs devraient bénéficier dès l’ouverture du premier tronçon.
Cet investissement annoncé par le gouvernement pour le tronçon Porto-Oiã s’élève à environ 2 milliards d’euros, et le financement devrait provenir de la Banque européenne d’investissement, avec le soutien du Mécanisme pour l’interconnexion en Europe.
Par ailleurs, le gouvernement prévoit un temps de trajet d’environ trois heures entre Lisbonne et Madrid d’ici 2034, renforçant ainsi les liaisons ferroviaires entre le Portugal et l’Espagne.
Point de controverse
Alors que la construction du tronçon nord est en cours, l’emplacement prévu de la gare à grande vitesse à Vila Nova de Gaia continue de susciter des oppositions.
La proposition actuelle prévoit une gare souterraine à Santo Ovídio, à environ 60 mètres sous terre.
Cependant, Luís Filipe Menezes, maire de Gaia, a contesté ce choix et demandé que soit envisagé un autre emplacement à Mafamude et Vilar do Paraíso.
Le maire a fait part de ses inquiétudes concernant les perturbations potentielles liées au chantier, notamment son impact sur la circulation, les commerces locaux et l’accès à l’hôpital de Gaia.
Miguel Pinto Luz, ministre des Infrastructures, a réaffirmé que Santo Ovídio restait l’emplacement prévu, mais s’est également engagé à écouter les arguments du maire avant de prendre une décision.
Le différend reste donc en suspens, alors même que les travaux commencent ailleurs sur le tracé.
Capacité du réseau
Infraestruturas de Portugal indique que le transfert des services longue distance vers la nouvelle infrastructure devrait libérer de la capacité sur l’actuelle ligne du Nord, créant ainsi davantage d’espace pour les services de transport de voyageurs suburbains et régionaux, ainsi que pour les trains de marchandises.
Pour les voyageurs, le fait de pouvoir se rendre de Lisbonne à Porto en seulement 75 minutes pourrait faciliter considérablement les allers-retours à la journée entre les deux villes.








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